13/05/2026
La CEMAC devrait enregistrer une nouvelle progression économique en 2026, portée par une hausse globale de la richesse produite dans la sous-région. Derrière cette dynamique, le Cameroun confirme son rôle de moteur économique grâce à une économie plus diversifiée que celle de plusieurs voisins encore très dépendants du pétrole.
Mais derrière les chiffres encourageants, les contrastes restent importants entre les pays de la région. Tandis que certaines économies tentent d’accélérer leur diversification et leur industrialisation, d’autres continuent de subir les limites des modèles fondés sur les hydrocarbures.
13/05/2026
I Cameroun : Société Générale devient « General Bank of Cameroon », l’État prend le contrôle majoritaire
Le gouvernement camerounais a officialisé ce mardi 12 mai 2026 à Yaoundé la reprise des parts détenues par le groupe français Société Générale
dans sa filiale locale, désormais rebaptisée « General Bank of Cameroon ».
À l’issue de cette opération, l’État du Cameroun devient actionnaire majoritaire de l’établissement bancaire avec 83,68 % du capital, aux côtés du groupe SanlamAllianz
La cérémonie de clôture de cette transition a été présidée à Yaoundé par Louis Paul Motaze.
Cette opération marque la fin de plus de six décennies de présence de Société Générale
sous cette appellation au Cameroun. Elle intervient dans un contexte de repositionnement stratégique de plusieurs groupes bancaires européens, qui réduisent progressivement leur présence sur le continent africain
Source :
13/05/2026
Avec le rachat de Société Générale Cameroun, l’État Camerounais détient désormais des participations majoritaires dans 5 des 18 banques commerciales du pays
Plus de détails: https://ecomatin.net/cameroun-societe-generale-passe-sous-controle-de-letat-et-devient-general-bank-of-cameroon
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20/02/2026
« 𝗤𝘂𝗶 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝘀𝗲 𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲, 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲́𝗴𝗲́ ? »
Partie 2/4
Dans cette partie, on entre dans le cœur du moteur : qui est obligé de garder le secret bancaire, et qui bénéficie de cette protection. Parce que dans la finance, tout le monde parle, mais tout le monde n’a pas le droit de parler.
1. Les débiteurs du secret bancaire : ceux qui doivent fermer la bouche
La loi dit clairement :
toute personne qui travaille, dirige, contrôle, gère ou même balaie dans un établissement financier peut être exposée à des informations sensibles.
Mais attention, ce n’est pas parce que tu passes devant un coffre-fort que tu deviens gardien du secret bancaire.
La loi distingue deux cercles :
🔹 Premier cercle : les vrais acteurs bancaires
Ceux-là, pas de débat :
- dirigeants,
- gestionnaires,
- contrôleurs,
- employés,
- liquidateurs,
- bref, tous ceux qui manipulent réellement les opérations financières.
Et la loi élargit même le terrain de jeu :
microfinances, prestataires de services de paiement, et tout organisme habilité.
Le secret bancaire n’est plus réservé aux grandes banques, c’est devenu un sport national pour tout le secteur financier.
🔹 Deuxième cercle : les personnes “exposées” aux infos
Ce sont ceux qui, sans être banquiers, peuvent accéder à des données sensibles grâce à leur fonction ou leurs compétences.
Mais là, il y a un débat :
les agents de sécurité, les techniciens, les femmes de ménage… sont-ils soumis au secret bancaire ?
Réponse de l’expert :
👉 Non.
Ils ont une obligation de discrétion, oui, mais pas le secret bancaire au sens strict.
Pourquoi ?
Parce que le secret bancaire concerne les “confidents nécessaires”, c’est-à-dire ceux à qui le client doit révéler des informations pour que le service fonctionne (comme un médecin ou un avocat).
Un agent d’entretien n’a pas besoin de connaître ton solde pour balayer le sol.
2. Les créanciers du secret bancaire : ceux qui doivent être protégés
Traditionnellement, on disait :
le client est le seul bénéficiaire du secret bancaire.
Mais ça, c’était avant.
La réalité est plus large :
Le banquier détient aussi des informations sur des tiers :
- mandataires,
- garants,
- bénéficiaires de chèques,
- personnes impliquées dans des transactions sans être clients.
Et ces personnes-là aussi ont droit à la confidentialité.
Exemple simple :
Si tu fais un virement pour sauver ton ami dont l’entreprise coule, ce n’est pas à la banque d’aller raconter ça au quartier.
Sinon, les concurrents vont danser le bikutsi sur sa faillite.
Donc, le secret bancaire protège tous ceux dont les informations passent par la banque, même sans contrat direct.
Le secret bancaire au Cameroun, ce n’est pas juste une règle pour les banques.
C’est un écosystème de silence professionnel, où :
- certains doivent absolument se taire,
- d’autres ont le droit d’être protégés,
- et les curieux doivent rester dehors.
20/02/2026
𝗕𝗮𝗻𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗖𝗮𝗺𝗲𝗿𝗼𝘂𝗻𝗮𝗶𝘀𝗲𝘀 : 𝗟𝗲 𝗦𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗗𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗢𝗯𝗹𝗶𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗟𝗲́𝗴𝗮𝗹𝗲
Partie 1/4
Mon frère, ma sœur, asseyez‑vous bien. Le Cameroun a enfin dépoussiéré sa vieille loi sur le secret bancaire qui datait de l’époque où les téléphones avaient encore des antennes.
En avril 2022, une nouvelle loi est sortie pour remettre de l’ordre dans la maison, parce que le monde a changé : cybercriminalité, blanchiment, financement du terrorisme… bref, les bandits ont modernisé leurs méthodes, il fallait que la loi suive.
Le secret bancaire, c’est tout simplement l’obligation pour les banques, microfinances et prestataires de paiement de fermer la bouche sur tout ce qu’ils savent de leurs clients. Et crois‑moi, ils savent beaucoup : ton identité, tes comptes, tes prêts, tes garanties, même les petites dettes que tu caches à la maison. Le banquier, c’est un peu comme un oncle trop curieux : il voit tout, il sait tout, mais normalement il ne doit rien dire.
Mais attention, ce secret n’est pas absolu. Quand la justice, les impôts, les douanes ou les institutions anti‑corruption frappent à la porte, la banque doit ouvrir. Pas pour faire du commérage, mais pour aider l’État à attraper les vrais sorciers de la finance : fraudeurs, blanchisseurs, terroristes et compagnie.
En résumé, la loi dit :
“Banques, gardez les secrets de vos clients… sauf quand l’État a besoin de vérité pour protéger le pays.”